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Aline Jansen
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Expose depuis 1975, fait ses débuts dans le nord
de la France à Laon.
D’une facture surréaliste elle évoluera vers une peinture abstraite lyrique dans les années 90. Depuis 1997 elle développe son travail sur la matière allant jusqu’au bas-relief selon une technique mixte très originale..
le support peut-être sculpté ou construit à l'aide d' inclusions de cartons ou tissus .. .A son actif de nombreuses expositions personnelles en France et à l’étranger, (Heidelberg, Heringen (Kassel), San Francisco, Washington, Barcelone, Suisse), mais aussi des salons et foires internationales, Linéart Gent, St’art Strasbourg, ArtéNîm Nîmes |
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Artistes de la galerie dans l'Espace A |
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Texte
pour ARTéNIM, 2007 Les
nouvelles frontières |
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Objets en 3D et Mousses libres
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de J.P Gavard-Perret B. Teulon Nouailles C. Skimao
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On a déjà évoqué
à son sujet la notion de cartographie puisque ses peintures travaillent
à la fois l’espace en deux dimensions tout en lorgnant vers la notion
de volume. Il y a ainsi la constitution d’un paysage abstrait, se référant
non point directement à la nature mais optant pour un phénomène de réinterprétation.
Les techniques utilisées comme les colles et les ciments joints aux
pigments et à des éléments plus triviaux encore comme les cartons ou
les tissus servent de vocabulaire constitutif à ses sédimentations colorées.
Ainsi couche après couche se construit la perception d’un monde
nouveau, dans le cadre d’une élaboration à la fois lente et rapide. Vallons,
vallées, cratères, dépressions, collines, montagnes, etc. prennent
place dans un lexique permettant de définir la topologie d’un paysage.
Il ne reste donc au spectateur qu’à voyager au travers de ces
miroitements sériels, à se positionner dans l’attente d’un nouveau
point de vue ou à continuer sa route via des plages colorées.
Tremblements de terre, chevauchements de plaques telluriques, glissements
de terrain, etc. apportent une autre terminologie des mouvements du globe,
permettant à nouveau une équivalence avec les constructions plastiques
des œuvres. Les masses picturales se heurtent, se chevauchent, s’épousent
en des mouvements parfois gracieux, parfois violents mais toujours portés
par la vive composition des plans. L’introduction d’éléments aqueux,
stabilisés, semblables à des étendues figées, contribue encore
davantage à suivre cette mise en abyme des champs lexicaux de la planète.
Pour Aline Jansen il s’agit de composer des paysages mentaux en accord
avec les réalités tangibles de la terre. Ces espaces se trouvent définis
matériellement par la grâce des éléments constitutifs. De la mise en
relation entre les matériaux du « faire » pictural et la
projection possible de chaque regard naît un potentiel paysage, presque
mouvant et basé sur l’incertitude. Dans
ses peintures, des débris de matériau se marient avec des impressions
fugaces pour composer des formes nouvelles et toujours renouvelables. Une
page d’écriture où les formes de base se complexifient jusqu’à
aboutir à des structures aléatoires qui rappellent justement des
paysages. Travail de mémoire, travail d’invention, structuré par des
possibilités de reconstruction des toiles entre elles. Comme pour un
dispositif évolutif laissant la place à l’imaginaire du regardeur.
Chez Aline Jansen les courbes et les droites s’harmonisent pour enfin
aboutir à ce que l’on nommerait alors la « courbure droite ». Christian
Skimao
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